Missions principales
Le conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation évalue la situation sociale et personnelle des personnes placées sous main de justice. Il élabore un plan d’accompagnement visant à favoriser leur réinsertion, que ce soit en détention ou dans le cadre d’un aménagement de peine. Il travaille en lien avec les magistrats, les travailleurs sociaux, les associations et les services de l’emploi ou du logement.
Ses missions consistent à :
- préparer et suivre les aménagements de peine ;
- proposer des actions d’insertion professionnelle et sociale ;
- accompagner les personnes placées sous contrôle judiciaire, sursis probatoire ou libération conditionnelle ;
- rédiger des rapports à destination de l’autorité judiciaire.
Conditions de recrutement
Le recrutement s’effectue par concours de la fonction publique d’État, organisé par la direction de l’administration pénitentiaire. Les candidats doivent être titulaires d’une licence ou équivalent. Après réussite, les lauréats intègrent l’ENAP pour une formation de deux ans alternant enseignements théoriques et stages pratiques. [lien à insérer]
Évolution de carrière
Après quelques années d’expérience, le CPIP peut accéder au grade de conseiller principal d’insertion et de probation. Des évolutions vers des fonctions d’encadrement, de formation ou d’expertise sont possibles au sein de l’administration pénitentiaire, voire vers d’autres corps du ministère de la Justice.
Rémunération et conditions de travail
Le traitement indiciaire brut débute autour de 2 100 € mensuels, auquel s’ajoutent diverses primes et indemnités. Les horaires peuvent être variables, avec des permanences et des déplacements fréquents. Le métier exige de fortes qualités relationnelles, d’écoute et de gestion du stress.
Références officielles
Textes de référence : décret n° 2010-1635 du 23 décembre 2010 portant statut particulier du corps des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation ; arrêté du 12 décembre 2019 fixant le programme et la nature des épreuves des concours. Sources : Légifrance, ministère de la Justice, ENAP, DGAFP. [liens à insérer]