lara a écrit : ↑06 nov. 2018 10:38
Il n'en reste pas moins que l'épreuve de 3ème voie "rapport avec solutions opérationnelles" me laisse toujours aussi perplexe.
Même si un 3ème voie est là à la voie car un passé profesionnel "compatible" avec la présentation du concours et la volonté des institutions à faire entrer des profils différents dans la fonction publique, que le côté "solutions opérationnelles" est assez compliqué à appréhender pour lui. Difficile quand on est à "l'extérieur" de bien connaitre les attentes de la fonctions publiques sur un sujet donné.
Sans parler du fait que entre le rapport pondu, très technocratique et ce qui finalement pourrait se mettre en place, ou se mettra vraiment en place, il y a souvent un fossé...
Bonsoir Lara,
Effectivement, cela peut paraître assez artificiel comme exercice. Mais je pense qu'on peut faire confiance aux correcteurs pour ne pas attendre d'un candidat de la troisième voie la même connaissance du fonctionnement de l'administration qu'un candidat du concours interne.
Voici quelques petits conseils qui pourront peut-être aider à la rédaction de ces solutions opérationnelles :
1. penser à bien faire le lien avec les éléments d'analyse établis au prélable à partir du dossier. Cela peut paraître évident, mais dans le stress de l'épreuve, on oublie parfois de bien faire le lien entre les deux. Il ne faut pas laisser sans réponse un problème qui a été identifié, et au contraire, ne pas donner de pistes de solutions sans avoir au préalable expliqué le problème ;
2. présenter le rôle de chacun dans le plan d'action proposé : non seulement le rôle de la structure dans laquelle le rédacteur est censé être affecté, mais aussi les rapports avec les partenaires internes à l'administration et les partenaires externes, les services de l'Etat et les administrés. Il est souvent utile d'intégrer par exemple un volet sur la communication.
3. adapter le ton avec lequel les propositions sont formulées au niveau hiérarchique du destinataire de la note et tenir compte de son champ d'action : puisqu'il s'agit de lui soumettre des propositions, il faut éviter d'utiliser un ton trop impératif. On trouve souvent dans les copies le verbe "devoir", par exemple : "telle action doit être mise en place" ; il faut lui préférer des formules comme "je vous propose de mettre en place...") et éviter de proposer des solutions sur lesquelles le destinataire de la note n'a aucun moyen d'action.
Bonne chance !