Tout sur l'entretien
Publié : 11 oct. 2006 14:21
L’ENTRETIEN
LE DEROULEMENT
Le candidat se présente (nom, prénom, âge, éventuellement situation matrimoniale ou familiale), évoque son parcours antérieur (niveau d’étude en précisant le type de filière et de bac, expérience professionnelle) et les raisons qui le conduisent à présenter sa candidature au concours. Entraînez-vous à brosser un CV oral avec concision, ponctué des quelques points charnières de votre parcours sans vous perdre dans les détails. Les motivations succinctes ont pour fonction d’orienter l’intérêt, donc les questions ultérieures du jury. Sachez les expliquer et mettez en avant le fait que vos goûts (pour les responsabilités, les contacts humains, etc.) correspondent au métier de gendarme.
Vient ensuite un ensemble de questions qui portent sur les motivations du candidat, sur la fonction à laquelle il prétend, sur ses conceptions du travail, sur les connaissances du candidat à propos de l’environnement professionnel auquel il aspire, voire sur ce qui l’attend au sein de l’école. Montrez que vous connaissez bien la Gendarmerie. N’arrivez pas à l’entretien en posant des questions sur le recrutement du gendarme, son travail ou son salaire. Vous êtes là en connaissance de cause et non par simple hasard.
L’entretien se poursuit par quelques questions concernant la culture générale du candidat, toujours dans nos domaines spécifiques, sa connaissance de l’actualité et du monde dans lequel il vit : les grands débats, les « faits de société »…Il est bon de lire les journaux, au moins un magazine hebdomadaire d’informations si vous n’avez pas l’envie ou le temps de lire un quotidien. Mais réfléchissez à ce que vous lisez ou entendez : tout emmagasinage d’informations non digérées est nocif et mieux vaut dans ce cas affronter le recruteur avec son seul solide bon sens.
Afin de mieux connaître le profil du candidat, le jury pourra lui demander quelques précisions sur la présentation (l’autoportrait) faite en début d’entretien.
QUESTIONS POSSIBLES
L’entretien est une épreuve qui se prépare afin de ne pas se trouver décontenancé devant une multitude de questions auxquelles on ne s’attendait pas.
Voici les questions que l’on peut vous poser. Cette liste est loin d’être exhaustive mais rassemble les questions que l’on trouve le plus souvent dans les entretiens d’embauche et les oraux des concours.
Sur votre famille
→ Que font vos parents ?
→ Avez-vous des frères et sœurs ?
→ Que faisiez-vous à la maison quand vous étiez enfant ?
→ Lequel de vos parents a eu le plus d’influence sur vous ?
→ Quelle est votre situation familiale ?
→ De quelle région êtes-vous originaire ?
→ Vivez-vous avec vos parents ?
→ Vous entendez-vous bien avec votre famille ?
→ Qui est le chef chez vous ?
Sur vos loisirs
→ Avez-vous une passion ?
→ Avez-vous une activité artistique ? sportive ? culturelle ? musicale ?
→ Que faite-vous pendant les vacances ?
→ Appartenez-vous à une association ?
→ Voyagez-vous souvent ?
→ Quels pays étrangers connaissez-vous ?
→ Que faites-vous le week-end ?
→ A quoi passez-vous votre temps libre ?
Sur vos intérêts intellectuels
→ Quel est le dernier livre que vous avez lu ?
→ Allez-vous souvent au cinéma ?
→ Quel est le dernier film que vous avez vu au cinéma ?
→ Regardez-vous souvent la télévision ? Quelles émissions télévisées regardez-vous ?
→ Quel est l’événement qui vous a le plus marqué ces derniers mois ?
→ Quelle personnalité admirez-vous ?
→ Vous tenez-vous régulièrement informé en lisant la presse ?
→ Possédez-vous un ordinateur personnel ?
→ Avez-vous un accès à Internet ?
Sur votre personnalité
→ Quel type d’enfant étiez-vous ?
→ Pensez-vous avoir une bonne appréciation de vous-même ?
→ Savez-vous dire non ?
→ Etes-vous capable de vous mettre en colère ?
→ Etes-vous susceptible ?
→ Pourquoi ne souriez-vous pas ?
→ Vous arrive-t-il de mentir ?
→ Avez-vous beaucoup d’amis ?
→ Que pensent de vous vos amis ?
→ Pouvez-vous vous définir en un mot ?
→ Quelle est votre principale caractéristique ?
→ Quelles sont vos qualités ?
→ Quels sont vos défauts ?
→ Pensez-vous être ambitieux ?
→ Avez-vous besoin de vous corriger d’un défaut ?
→ Pensez-vous avoir eu de la chance dans votre vie ?
→ Quel est votre signe astrologique ?
→ Fumez-vous ?
→ Quel est le défaut qui vous agace le plus chez les autres ?
→ Etes-vous quelqu’un de facile à vivre ?
→ Etes-vous ponctuel en général ?
→ Aimez-vous prendre des risques ?
→ Etes-vous quelqu’un de spontané ?
→ Avez-vous un tempérament impulsif ?
→ Etes-vous énergique ?
→ Est-ce que l’on peut avoir confiance en vous ?
→ Etes-vous équilibré ?
→ Etes-vous émotif ?
→ Etes-vous tricheur ?
→ Aimez vous dépenser votre argent ?
→ Savez-vous gérer votre budget ?
→ Où aimeriez-vous vous transporter d’un coup de baguette magique ?
→ Aimez-vous un animal domestique ?
→ Quel est votre but dans la vie ?
→ Aimez-vous le travail d’équipe ? Comment vous insérez-vous dans une équipe ?
→ Préférez-vous travailler seul ou en groupe ?
→ Savez-vous vous adapter ?
→ Où vous voyez vous dans dix ans ?
→ Parlez-moi de vous !
→ Admettez-vous les gens qui n’ont pas la même formation que vous ?
→ Quel est votre principal atout ?
→ Quelle est votre principale faiblesse ?
→ Avant de vous décider/d’agir, avez-vous besoin d’un long délai de réflexion ?
→ Quelle décision vous rebute le plus ?
→ Allez-vous jusqu’au bout de ce que vous commencez ?
→ Etes-vous patient ou impatient ?
→ Quelle est la personne qui a le plus d’influence sur vous ?
→ Qu’est-ce qui vous met en colère ?
→ Citez une ou deux expériences où vous avez fait preuve d’initiative.
→ Savez-vous vous servir de votre pouvoir de séduction ?
Sur vos études
→ Quelle est votre formation ? Jusqu’à quand avez-vous fait des études ?
→ Quelle était votre matière forte ?
→ Vous entendiez-vous bien avec vos camarades/vos professeurs d’école, de Fac… ?
→ Si vous deviez recommencer vos études, choisiriez-vous les mêmes ?
→ Si vous étiez totalement libre de choisir un métier, lequel prendriez-vous ?
→ Avez-vous l’intention de reprendre vos études ?
→ Avez-vous rencontré des difficultés au cours de votre scolarité ? Si oui, pourquoi ?
Sur votre vie professionnelle ?
→ Avez-vous déjà travaillé ? Que faisiez-vous ? Quel était votre salaire ?
→ Si vous avez eu des expériences professionnelles, que vous ont-elles apporté ?
→ Pour quelles raisons aimeriez-vous travailler dans la gendarmerie ?
→ Que connaissez-vous de ce métier ?
→ Quelle est, d’après vous, la principale difficulté de ce métier ?
→ Le salaire vous semble-t-il suffisant ?
→ Vous voyez-vous déjà dans une unité spécialisée ?
→ Quelles qualités sont indispensables pour exercer ce métier ?
→ Pensez-vous posséder ces qualités ?
→ Connaissez-vous les effectifs de la gendarmerie ?
→ Que pensez vous de la hiérarchie ?
→ Vous sentirez-vous à l’aise dans une telle structure ?
→ Le port d’un uniforme ne vous gène-t-il pas ?
→ Avez-vous déjà imaginé votre plan de carrière ?
→ Aimez-vous commander ?
→ Si votre supérieur hiérarchique refuse d’écouter vos suggestions, que faites-vous ?
→ Si on vous donne à exécuter un ordre que vous n’approuvez pas, que faites-vous ?
→ Saurez-vous faire la part entre votre vie professionnelle et votre vie privée ?
→ Etes-vous capable de travailler sous pression ?
→ Vous faut-il une certaine pression pour travailler ?
→ Etes-vous souvent stressé ?
→ Etes-vous prêt à vous déplacer dans l’exercice de vos fonctions ?
→ Etes-vous prêt à déménager pour ce poste ? Etes-vous prêt à changer de résidence tous les 2 ou 4 ans ?
→ Avez-vous déjà encadré des personnes ?
→ Comment vous organisez-vous dans votre travail ?
→ Vous êtes-vous inscrit à d’autres concours ?
→ Si vous n’êtes pas reçu cette année, que pensez-vous faire ?
→ Quelle question aimeriez-vous que je vous pose ?
→ Quel est votre objectif de carrière ?
→ Quel domaine vous attire le plus ?
→ Pourquoi pensez-vous vous plaire dans ce genre d’emploi ?
→ Que savez-vous au sujet de la gendarmerie ?
→ Quel type d’emploi souhaitez-vous occuper ?
→ Pourquoi postuler chez nous plutôt qu’ailleurs ?
→ Etes-vous prêt à aller là où la gendarmerie vous enverra ?
→ Aimez-vous les travaux routiniers ?
→ Quel type de supérieur préférez-vous avoir ?
→ Voyez-vous un inconvénient à travailler sous la responsabilité d’une femme ?
→ Qu’attendez-vous de votre employeur ?
→ Qu’est-ce qu’un employeur peut attendre de vous ?
→ Il y a de nombreux postulants. Pourquoi vous accorderais-je la préférence ?
→ Quelles sont, parmi vos aptitudes et expériences, celles qui vous permettent de penser que vous réussirez dans un tel emploi ?
→ Envisagez- vous d’occuper la place du patron ?
→ Que pensez-vous de votre évolution de carrière ?
→ Envisagez-vous de rester longtemps ?
→ Qu’espérez-vous devenir dans 5, 10 ou 15 ans ?
→ Avez-vous fait votre service militaire ? Si oui, dans quelle arme ? Que vous a-t-il apporté ?
→ Avez-vous votre permis de conduire ?
L’EPREUVE
Les candidatures sont nombreuses et ce premier contact est décisif. Cette épreuve de conversation est destinée à apprécier le comportement général d’un futur membre du personnel, la personnalité du candidat, son aptitude à suivre la formation qui sera dispensée à l’école, ses motivations, son projet professionnel ainsi que sa culture générale et son ouverture au monde. Pour les candidats qui ont déjà une première expérience professionnelle dans la gendarmerie, les questions pourront évoquer cette expérience.
Il n’est pas demandé au candidat d’éblouir le jury mais de faire, au cours de l’entretien, la démonstration d’une volonté et d’une capacité : celle de réussir dans un métier important de notre société. Pour convaincre le jury, il faut prouver une personnalité affirmée et une détermination pour le métier choisi.
Si vous avez peur, sachez que celle-ci vient de l’inconnu, de la nouveauté. La timidité résulte d’un sentiment plus ou moins conscient d’infériorité souvent injustifié. Il faut donc créer la détente. Pour cela, faites-vous connaître de façon rassurante. Formulez sur vous-même quelques révélations qui suscitent l’intérêt, la sympathie. Ayez l’air calme et souriant. Vous inspirerez confiance et optimisme. Veillez à l’exactitude, à la franchise, à la simplicité, au ton direct, à la courtoisie et à la clarté de vos propos. Vous ferez une excellente impression.
Les qualités recherchées sont :
→ une bonne élocution orale
→ de la ténacité, de la persévérance, un esprit sportif
→ de la combativité
→ une personnalité constante, structurée et forte
→ de l’autonomie, le sens du risque et des responsabilités
→ de la disponibilité
→ de l’adaptabilité, la prise d’initiatives
→ l’esprit communicatif, le goût du travail en équipe
→ l’aptitude au commandement et le sens de l’organisation
Il s’agit donc de faire preuve de maîtrise de soi :
→ le candidat qui se laisse démonter facilement, qui se contredit pour faire plaisir au jury ou qui ne sait pas quoi répondre sera mal apprécié.
→ maîtrise de votre parole qui ne devra être ni excessivement décontractée ni excessivement apprêtée ; le niveau de langage est celui du professionnel dans ses contacts avec les supérieurs, l’administration, la plupart des citoyens…
→ maîtrise de votre apparence (tenue vestimentaire sobre et soignée, position physique face au jury).
LA PREPARATION
Mieux l’entretien sera préparé, plus l’image laissée sera une image de sérieux. La préparation doit être complète, elle est autant physique que mentale. Physiquement, vous maîtriserez la joie de la réussite et l’énervement lié à la perspective d’une nouvelle épreuve en veillant à votre hygiène de vie. N’arrivez pas épuisé ni survolté devant votre jury. Dosez vos efforts, ménagez des moments de détente (sommeil, un peu de sport ou de marche), ayez une alimentation équilibrée. Toutes ces conditions sont nécessaires pour que votre esprit soit clair. Intellectuellement :
→ vous construirez votre projet professionnel : vos activités passées, vos goûts et vos souhaits, leur lien avec votre candidature ;
→ vous parferez votre connaissance de l’univers professionnel auquel vous vous destinez (par des rencontres, des entretiens et quelques lectures) ;
→ vous élargirez vos connaissances des grands débats contemporains par quelques lectures bien choisies et biens assimilées.
Sans être insistant et sans importuner qui que ce soit, vous parlerez de votre projet à vos proches. Cela vous permettra de clarifier vos idées et votre propos. Ne tombez pas dans l’excès inverse de l’impréparation : la sur-préparation. La récitation mécanique, l’exposé de formules apprises par cœur ou de citations n’ayant qu’un rapport lointain avec l’entretien, seront vite détectées par le jury et ne joueront pas forcément en votre faveur…
Ayant situé le lieu de l’épreuve dans les jours qui précèdent, vous n’arriverez pas à cet endroit avec une trop grande avance. La marche vous permettra, dans l’heure qui précède, de vous détendre. Vous vous présenterez ainsi sereinement devant le jury.
La présentation
Votre tenue doit mettre en valeur vos qualités : n’oubliez pas qu’un gendarme est irréprochable. Vous devez démontrer que vous pourrez porter correctement l’uniforme. Vous devez vous présenter sous votre meilleure apparence, mais encore une fois, une « honnête » apparence.
Pour les hommes, ayez une tenue correcte : des cheveux propres, une cravate, une veste…mais évitez impérativement les chaussures de sport.
Pour les femmes, ayez aussi une tenue correcte : cheveux propres, ongles courts, propres, naturels ou vernis mais pas de vernis écaillé. Si vous vous maquillez, faites-le discrètement. N’ayez pas non plus une tenue trop sexy : robe trop décolletée, bretelles trop fines, pantalon trop moulant, mini-jupe trop courte ; vous n’êtes pas là pour séduire le jury dans ce registre là. Evitez aussi les chaussures de sport.
Lorsque vous vous asseyez face au jury, vous êtes souvent à une simple table, votre tenue doit être correcte au-dessus de la table comme en dessous. Pensez-y en vous habillant en conséquence. Pour ce faire, portez des vêtements propres et correctement repassés. N’oubliez pas les chaussures : elles doivent être cirées.
N’hésitez pas à vous laver les mains avant l’entretien, si vous le pouvez. Cela évite d’avoir les mains moites qui font toujours mauvaise impression.
L’examinateur doit porter un jugement sur votre présentation physique et doit estimer :
→ votre allure générale (manière de se comporter, prestance),
→ votre tenue vestimentaire,
→ vos soins corporels (attention aux ongles sales, aux rasages de la veille),
→ vos défauts ou signes particuliers (bégaiement, tatouages apparents…). Pour tous, il faut savoir que tatouages ou « piercing » n’impressionnent pas favorablement les jurys.
Le ton d’ensemble
Avant d’entrer, éteignez votre téléphone portable.
N’oubliez pas d’adresser un vrai bonjour, franc et sonore. Trop de candidats lâchent un « bonjour » de convenance sans l’adresser vraiment ou le lancent à la cantonade tout en s’installant sur leur chaise et sans jeter un regard à leurs interlocuteurs. Un vrai bonjour s’entend et se reçoit !
Un candidat qui a effectué un service militaire doit être capable de saluer son interlocuteur officier en uniforme par son grade (mes respects mon lieutenant, mes respects mon capitaine), ou pour un sous-officier supérieur (mes respects major, mes respects mon adjudant-chef, mes respects mon adjudant). Cela aura un effet positif.
Après l’avoir dit, attendez la réponse de l’examinateur, même si celle-ci n’est que murmurée ou traduite par un signe de tête.
Si votre interlocuteur vous tend la main, serrez-la lui fermement mais sans brutalité.
La courtoisie n’est pas une hypocrisie, c’est un ensemble de conventions qui marque le respect d’autrui et qui permet de « huiler » les rapports humains. Faites-en preuve sans ostentation, vous dénoterez favorablement, beaucoup de personnes ignorant jusqu’au sens du mot.
Attendez qu’on vous invite à vous asseoir. Si cela tarde à venir, proposez de le faire et de commencer. Une initiative polie qui s’assume est un « bon point » de personnalité.
Installez-vous face au jury, sans hâte ni lenteur excessive. Ne vous asseyez pas au bord de votre siège mais soyez-y bien droit et bien calé. Attendez pour commencer que le recruteur vous ait invité à le faire.
Parlez de façon audible -que le jury n’ait pas à tendre l’oreille- et calmement en évitant tout débit précipité. Ne tombez pas non plus dans l’effet inverse qui consisterait à parler trop fort comme si vous haranguiez une foule, ou trop lentement. Adoptez le ton approprié, ni monocorde, ni excessivement emphatique, et un débit de discourt correct.
Votre attitude
Il est aussi important de se détendre, dans la mesure du possible, ou tout au moins de sembler détendu. Bien souvent les candidats agitent les jambes, les pieds ou les genoux. Cela se remarque et montre à l’évidence leur nervosité. Une respiration bien réglée devrait vous permettre de vous détendre progressivement et de maîtriser tous les signes de nervosité.
Attention à l’aspect non verbal de la communication : les gestes, le regard, les expressions du visage, le comportement.
Lire les mimiques :
Bouche Regard Sourcils Interprétation
souriante droit normaux Enthousiaste, content
fermée baissé légèrement froncés Absent, triste
fermée commissures descendantes droit froncés Mécontent, en colère
fermée avec une moue dévié Légèrement froncés Déçu, dégoûté
L’importance du non-verbal :
Composante considérée Formes prises Interprétations possibles
Le regard Fixité, mobilité, circularité, instabilité, vide… Mise en évidence de traits de caractère (nervosité, arrogance, modestie…)
Les expressions du visage Mimiques, grimaces, sourires en coin, tics, mordillements des lèvres… Indications sur l’état d’esprit et la personnalité de l’orateur
Les mouvements de tête Hochements, étirement du cou, rigidité, verticalité, balancements… Ponctuation de la phrase, accentuation ou inflexion des propos
Les mains Crispation, croisement, torsion, main passée sur les cheveux… Sentiment de peur ou d’anxiété, de défense ou de satisfaction
Les gestes Piétinement, « moulinets », déambulation… Conduite exprimant l’impatience, l’agitation ou le désarroi
La position du corps Buste en avant ou en arrière, jambes serrées ou pliées… Informations sur le degré d’assurance, de timidité, de désinvolture ou de conviction
Les relations aux objets « Jeu » avec les stylos, le paquet de cigarettes, l’étui à lunettes… Recherche d’une contenance, manifestations de détachement ou de lassitude
Les bruits Toussotements, raclements de gorge, tapotements, soupirs… Embarras, ennui, agacement, énervement
Les sensations physiologiques Rougissement, tremblement, bégaiement, respiration haletante… Trac, émotivité, tension
Regardez franchement chacun de vos interlocuteurs sans affectation ni timidité. Votre regard assuré, mais sans défi, entraîne leur adhésion, donne confiance, capte leur attention, parfois les séduit et fait passer des nuances, une sensibilité, que vos mots ne disent pas forcément.
Les mains sont visibles. Beaucoup se tordent les mains, crispent les poings et les tiennent délibérément serrées sur leurs genoux pendant toute la durée de l’exposé. Il est bon de laisser ses mains sur la table sans y poser les coudes, soit en les posant à plat de chaque côté du papier, soit en leur confiant un stylo ou un crayon. Plutôt que de les serrer ou de les tordre publiquement, laissez-les scander le rythme de votre commentaire. Vous savez que les mains « parlent », alors laissez-les accompagner votre discours.
Evitez toute posture fermée comme les bras croisés, un corps affaissé et un dos voûté. Bannissez les positions avachies ou relâchées. On y lira du laxisme, de la désinvolture. Ayez donc de la tenue (colonne droite) et essayez de rester détendu, ouvert et à l’écoute.
A l’oral, vous existez. Si l’on apprécie vos idées, on sent aussi votre souffle, on partage vos sentiments en suivant les expressions de votre visage, on se laisse charmer ou rebuter par votre voix. On saisit au vol vos pensées par un regard, on participe de vos gestes, on s’harmonise à votre rythme, on ressent votre individualité, on s’identifie à vous. Votre disposition d’esprit se reflète sur vos traits, dans votre démarche, votre allure. Par exemple, votre démarche pour venir vous asseoir donnera des indications sur votre état d’esprit. Y allez-vous en traînant les pieds ? En vaincu ? En timide, en tortillant vos doigts et en rentrant vos pieds vers l’intérieur ? En gaffeur, en vous cognant partout ? En ayant peur d’être jugé ? Y allez-vous au contraire pour convaincre, pour réussir ? Votre corps dira votre détermination avant les mots. L’appréciation d’un oral tient finalement à tout ce qui émane de votre personne dont la qualité du discours reste un élément, certes important, mais un élément parmi les autres.
Toute expression non maîtrisée est un espion dans la place forte de votre personnalité, révélatrice de votre équilibre affectif ou psychologique, de vos aptitudes relationnelles et à communiquer, de votre confiance en vous. Ainsi, vous livrerez des secrets à qui sait regarder et entendre en lâchant à votre insu des indices sur votre sens des responsabilités, votre susceptibilité ou votre intérêt réel pour la profession. Des mouvements parasites du corps trahiront l’angoisse, l’inconfort ou l’arrivée de la panique. Une voix incertaine trop haut perchée, la gorge serrée dévoileront votre émotivité. Des gestes coincés, des épaules tendues offriront d’autres témoignages muets de fermeture. A contrario, tous ces éléments parlants le langage du corps peuvent plaider en votre faveur, séduire, convaincre, rassurer, mettre en confiance, attester de vos capacités. Votre calme effectif devant des questions embarrassantes, vos silences assumés pour réfléchir, votre écoute attentive du jury, votre sourire vrai et votre détermination….plaideront plus pour vous-même que vos réponses énoncées.
Séduire en soignant son comportement :
Les comportements irritants
Le candidat agressif ou familier.
Le candidat médisant.
Le candidat silencieux ou qui ne répond que par monosyllabes.
Le candidat qui se dévalorise d’emblée.
Le candidat provocateur par sa tenue ou sa coiffure. Il est déconseillé d’avoir l’air déguisé.
Les comportements appréciés
Le candidat vivant, naturel, souriant, enthousiaste.
Le candidat qui parvient à intéresser son examinateur.
Le candidat qui s’exprime avec sincérité.
Le candidat qui s’implique personnellement.
Le candidat discret dans sa tenue. Mieux vaut porter des vêtements dans lesquels on se sent à l’aise.
Ne songez à tous ces contrôles qu’au début de votre installation, après ne pensez plus qu’à ce que vous avez à dire, au besoin à convaincre le jury.
Le candidat établit une relation de communication réelle avec le jury que ce dernier peut analyser, par analogie et après correction, sous l’angle général de la capacité du candidat à établir des relations avec autrui.
REPONDRE AUX QUESTIONS
Avant tout, prenez le parti d’être honnête et de répondre sincèrement à toutes les questions qui vous seront posées. Répondez à la question posée, au besoin faites-là répéter si vous ne l’avez pas bien comprise, et ne tentez pas de répondre à côté ou par une pirouette, car le jury y reviendra et vous obligera à y répondre. Dites-vous que votre interlocuteur a la possibilité de vous piéger en vous posant deux fois la même question sous une forme différente à cinq minutes d’intervalle. Donc, soyez naturel, cela est préférable.
Recherchez le domaine de la question :
→ Si la question contient les mots ressentir, sentiments, éprouver, il faudra vous intéresser aux sentiments, aux émotions : l’amour, la haine, le respect, la lâcheté, la joie, l’admiration… C’est le domaine affectif.
→ Si la question contient les mots sensations, sens, relevez ce qui concerne l’odorat, la vue, l’ouïe, le toucher, le goût.
→ Si la question contient les mots arguments, raisons, penser, discuter, relevez les idées, les raisonnements, c’est le domaine intellectuel.
Le raisonnement à faire comprendre s’articule nettement sur des mots-outils ; exemple : l’idée essentielle est que…Mais…C’est pourquoi…
Mots exprimant la cause : car, comme, parce que, puisque, attendu que, vu que, étant donné que…
Mots exprimant la conséquence : de manière que, de sorte que, si bien que, tellement que, tel que…
Mots exprimant le but : pour, afin de, en vue de, dans le but de, afin que, pour que, de peur que…
Si votre réponse est claire, le jury passera très vite à d’autres questions. Gardez votre sang-froid ; c’est votre bon sens et vos capacités de réflexion qui sont jugées et non vos connaissances encyclopédiques. Ne tentez pas de répondre comme vous pensez qu’il est « correct » de le faire, vous vous contredirez très vite si le jury y revient, répondez en disant ce que vous pensez réellement, sans faire preuve évidemment de trop d’outrecuidance ou de vanité, ni de trop de cynisme.
Dans cette partie, le jury évalue les qualités de tolérance, de respect de l’autre, la capacité d’écoute, la capacité à se remettre en question…Vous devez être capable d’admettre et de comprendre que certaines personnes ne pensent pas comme vous. En quelques minutes, le jury saura mettre en évidence vos traits de caractère (souplesse ou rigidité), votre capacité d’enthousiasme, vos motivations…N’oubliez pas que vous êtes nombreux à passer l’oral, que les autres ne sont pas mauvais et que, dans le nombre, le jury se souviendra des personnalités qui ont marqué l’oral. La franchise est un atout, un atout de vérité qui vous permet de vous exprimer spontanément sans vous torturer l’esprit pour trouver ce qu’il vous semble devoir dire, et de ne pas vous contredire.
Il arrive que le jury « promène » le candidat avec différentes questions, lui faisant répondre des contrevérités ou des aberrations ou le laissant s’enferrer dans des réponses contradictoires et absurdes. Ces interrogés semblent montrer une absence de personnalité qui les fait mal juger. On peut plutôt penser que le candidat a fait abstraction de sa propre personnalité pour endosser « des personnalités » qu’il jugeait plus adaptées aux questions posées. Il faut absolument vous mettre à l’abris de cette pratique. La franchise en est le seul moyen.
Le jury pourra vous poser des questions sur la société moderne. Les thèmes d’entretien sont en rapport avec vos futures fonctions : sécurité, prévention, répression grands problèmes de société, sans négliger leurs dimensions éthiques…Ayez votre propre définition de ces concepts un peu rebattus. Quant aux questions portant sur votre environnement professionnel, vous veillerez à distinguer :
→ les questions portant sur votre activité antérieure (tout ce que vous avez fait avant le concours, études, stages, bénévolat, etc.) ;
→ les questions engageant votre connaissance du rôle du gendarme que vous souhaitez devenir. Les questions de nature plus personnelle concernent votre sphère privée : vos lectures, vos passe-temps, vos passions, vos opinions personnelles sur tel ou tel grand problème du moment ou de toujours.
C’est un moment délicat : en effet, lorsque l’on prépare un concours, on lit moins, voire très peu, on sort moins et le passe-temps devient la préparation du concours. Le jury le sait mais pour vous tester, il doit l’oublier. Aussi, lors de ces questions sur vos activités privées, expliquez que vous allez évoquer celles que vous aviez avant la préparation du concours. Cela fera passer l’absence « d’actualité » de vos réponses.
Attention quand même à bien connaître les secteurs dont vous choisissez de parler, surtout en matière sportive ou culturelle, vous pouvez trouver de quasi-spécialistes au sein du jury. Alors, si vous ne l’êtes pas en réalité, ne jouez pas les passionnés, mais restez un « honnête homme » concerné mais pas impliqué. Si vous aimez passer vos soirées devant la télévision, trouvez de bonnes raisons à ce « divertissement ».
Dans ce domaine-là encore, soyez honnête et franc : vous pouvez parler passionnément et intelligemment de vos enfants, de votre jardin, de surf, de football ou de moto, sans tomber dans des excès qui seraient mal venus, mais vous n’avez pas à avoir honte – jamais- d’aimer ce que vous aimez, ni d’être vous-même pourvu que vous ne fassiez preuve ni d’arrogance ni de complaisance.
Attention aux questions classiques : quel est le dernier livre que vous avez lu ? Quel est le dernier film que vous avez vu ? Pour vous y préparer, ayez une fiche de lecture prête pour l’oral mais n’en faites pas trop : le jury aura quelques doutes si vous prétendez que les « Essais de Montaigne » sont votre livre de chevet. En plus, un membre du jury peut les connaître parfaitement et vous poser des questions qui excéderont votre culture personnelle. Faites une fiche du même type sur un film, une exposition. Préparez également ce que vous allez dire sur votre sport préféré, votre activité de loisir habituelle.
Enfin, pour répondre à toutes ces questions, gardez le ton et le débit que vous avez adoptés précédemment. Appliquez-vous à faire des phrases pour répondre et non à vous contenter de monosyllabes : « non », « oui » ou pire encore « ouais ». Allez vers le jury en répondant simplement et franchement à ses questions. Ne vous retranchez pas derrière des « je ne sais pas » qui coupent toute communication ou obligent le jury à vous « cuisiner » pour obtenir une réponse autre que des monosyllabes. Cela vous met dans une situation très délicate de malaise et d’échec. Vous êtes là de votre plein gré et vous voulez faire pour le mieux, alors donnez de vous-même. Toute question doit entraîner une réponse argumentée de votre part. Il vaut mieux participer activement à cet entretien qu’avoir l’air de subir les questions comme une corvée. Reprenez-vous vite si la question précédente vous a laissé sans réponse ou si vous avez eu conscience d’être mauvais. Chaque question chasse l’autre et une bonne impression peut en chasser une mauvaise.
Et soyez vous-même au bon sens du terme. Ayez envie de convaincre le jury que vous êtes un homme ou une femme de qualité, bien dans sa personnalité et dans son environnement, et capable d’assumer la mission à laquelle vous aspirez dans notre société.
FINIR L’ENTRETIEN
Vous avez répondu aux questions et l’entretien est terminé. Que vous ayez le sentiment d’un échec, d’être resté moyen ou d’avoir réussi, conservez jusqu’au bout votre concentration et votre attention au recruteur. De façon courtoise, remerciez si la conversation vous a appris des choses et n’oubliez pas dans tous les cas un au revoir réellement adressé.
Rangez tranquillement et dignement vos affaires et partez sans hâte ni lenteur excessives. C’est souvent dans ces moments, après l’effort, que vous vous décontractez et que ressort votre véritable personnalité, parfois bridée par la tension de l’examen. Le jury continue à vous observer.
L’EVALUATION D’UN CANDIDAT
Evaluer un candidat à l’oral n’est pas simple car c’est avant tout une question d’impression d’ensemble. Le contenu et la forme sont intimement mêlés et, selon les subjectivités des recruteurs, des aspects seront davantage pris en considération que d’autres. C’est une affaire d’interaction. Le jury accorde son jugement le plus souvent sur les extrêmes : vraiment décevant ou vraiment brillant. Pour les candidats qui se tiennent dans la moyenne, la majorité donc, c’est plus subtil et parfois…aléatoire.
N’oublions pas que les candidats sont comparés les uns par rapport aux autres.
Pour diminuer l’aspect subjectif de l’entretien, le jury est muni de critères d’appréciation qui ont été prédéfinis en fonction du profil de la profession et qu’il est bon de connaître. Il n’en demeure pas moins que votre prestation orale plaira ou ne plaira pas et que cette appréciation peut varier assez largement selon les personnes. Mais le candidat ayant échoué ne doit pas aussitôt agiter la bannière de l’arbitraire, ce qui n’est souvent qu’une manière de se disculper et d’éviter de se remettre en cause.
Quel que soit l’oral, l’évaluation d’un candidat résulte de plusieurs niveaux de lecture de sa prestation. Dans la communication non verbale au sens large, les grandes rubriques se ramènent au corps (posture, mouvements, gestes, expressions du visage), au regard et à la voix. On doit y ajouter le comportement avec l’ensemble des attitudes qui dénotent la sociabilité (courtoisie, prévenance, sourire, fuite, disponibilité, écoute, attention) et l’adaptation (initiative, patience). Pour le contenu, ce sera la structure, l’articulation, la qualité et la densité de l’argumentation (précision), la réflexion (raisonnement, démonstration, valeurs), la clarté qui en résulte (intelligibilité, limpidité, force) et l’intérêt (richesse des informations, interaction) qu’y ont trouvé vos interlocuteurs.
D’une manière générale, tout jury est sensible à :
→ des connaissances, une réflexion étayée ;
→ une ouverture d’esprit, une curiosité vraie, une écoute attentive (Ne coupez jamais la parole à un examinateur.), des réponses posées et réfléchies, la capacité de se remettre en cause, le respect de l’autre ;
→ au calme, à la sérénité, à la décontraction quand elle ne devient pas nonchalance, à la maturité, à la force de conviction tant qu’elle n’est pas entêtement, à une liberté mesurée, au charme, à l’aisance, à une certaine modestie et réserve, à la mesure ;
→ à la fluidité, la clarté, la limpidité, au rythme, aux variations, aux idées qui font réfléchir, s’évader, à l’originalité, au tonus, à l’enthousiasme, au dynamisme
→ à la rigueur, à la précision, à la méthode, à la lucidité, à la clarté, à l’intelligence.
A L’inverse, aucun jury n’apprécie :
→ un manque de connaissances, un discours creux, une absence manifeste de travail ;
→ la fermeture d’esprit, l’entêtement, la susceptibilité, les mauvais caractères, trop d’hésitations, le manque d’enthousiasme, la passivité, l’aigreur, l’hypocrisie, la mesquinerie, la colère, la vanité affichée, le jugement, les préjugés enracinés, le manque d’écoute, l’indisponibilité, les jugements tranchés et définitifs ;
→ un discours heurté, monotone, anesthésiant, une trop grande timidité, l’angoisse, l’énervement, l’agitation, l’embarras, les excès ou les écarts de langage ;
→ la désinvolture, la nonchalance, la suffisance, le mensonge, l’arrogance, l’autosatisfaction proclamée, le laxisme, l’à-peu-près, le désordre, la confusion, les mélanges.
Tableau d’évaluation :
Allure générale
Maintien
Enthousiasme
Attitude
Présentation
Gestes
A l’aise, redressé
enthousiaste, volontaire
Ouverte,sympathique
Séduisante
En situation,liberté des gestes
Nerveux
Modéré
Effrayée
Convenable
Artificiels
Démonté
Aucun enthousiasme
Renfermée
Rebutante
Inexistants ou gestuelle parasite
Voix
Audibilité
Timbre
Débit, rythme
Diction,articulation
Puissance
Distincte
Agréable
Convenable
Très bonne
Forte
Parfois indistincte
Rauque, métallique
Un peu rapide ou un peu lent
Convenable
Moyenne
Fréquemment indistincte
Monotone
Trop rapide ou trop lent
Défectueuse
Faible
Contenu du discours
Grammaire
vocabulaire
Exemples
Information
Très correcte
Recherché, varié, adapté
Concrets
Complète
Convenable
Simple
Peu convaincants
Moyenne
Défectueuse
Pauvre,familier,inadapté
Incompréhensibles
Peu précise
Réaction de l’auditoire
Attention
Sentiment général
Commentaires
Compréhension
Auditoire très attentif
Confiance
Favorables
Très bonne
Moyennement attentif
Inquiétude
Pas de commentaires
Moyenne
Inattentif
Opposition
Critiques
Mélangée
Voici quelques critères pour lesquels sont données les attitudes extrêmes, depuis le plus mauvais comportement jusqu’au meilleur.
→ Présentation (et se présenter)=tenue vestimentaire, politesse, attitude positive, respect d’autrui et capacité à vous remettre en cause : depuis l’arrogance, la désinvolture provocatrice, l’impertinence ou la vulgarité jusqu’à la courtoisie intégrée, le sourire véritable, la tenue correcte et de goût et l’acceptation des critiques.
→ Attitude pendant l’entretien : depuis la paralysie totale, l’agitation émotionnelle jusqu’au bon contrôle des émotions et l’attitude coopérante et adulte.
→ Capacité d’écoute et relation avec autrui : depuis l’incompréhension, le désintérêt jusqu’à la bonne écoute, la reformulation et l’échange intelligent et constructif.
→ Expression orale : depuis l’expression pauvre, les réponses laconiques jusqu’à l’aisance et la richesse verbale, la pensée structurée, la réflexion.
→ Centres d’intérêt : depuis leur absence totale jusqu’à la culture générale, la curiosité intellectuelle, l’ouverture, l’argumentation de ses convictions.
→ Capacité à s’engager : depuis l’absence d’initiative, les engagements non tenus jusqu’à l’attitude responsable et créative, l’efficacité.
→ Capacité à se remettre en cause : depuis la susceptibilité, l’intolérance affichée, la rigidité de conviction jusqu’à l’humilité, l’objectivité de jugement, le discernement et l’envie de progresser.
→ Ténacité et persévérance : depuis le découragement devant la première difficulté jusqu’à l’exigence envers soi-même, la persévérance, la constance.
→ Attitude envers l’autorité et l’équipe :depuis la révolte manifeste, l’insociabilité ou la soumission totale jusqu’au respect raisonné des règles établies, la capacité à travailler en groupe.
→ Information professionnelle : depuis l’absence totale de documentation sur la profession ou la formation jusqu’à la recherche précise d’informations dans ces domaines, la perspective de spécialisation et d’évolution de carrière.
Si vous travaillez les rubriques décrites précédemment et qui valent pour n’importe quel oral, vous disposez de bons repères pour réussir l’épreuve.
EXERCICE
1- Quelle est votre attitude en général face à des inconnus ?
Oui Non
Votre regard se porte-t-il sur les personnes nouvelles ?
Vous arrive-t-il de leur sourire ?
Avez-vous envie d’engager la conversation ?
Vous arrive-t-il de le faire ?
Le premier pas vous inspire-t-il une certaine crainte ?
Si vos réponses contiennent plus de oui que de non, vous êtes quelqu’un d’ouvert, vous avez l’esprit positif. Vous avez compris combien il est agréable de converser.
C'est long mais il faut le lire jusqu'au bout.
Cette épreuve n'est pas sans intérêt il ne faut pas la négliger.
LE DEROULEMENT
Le candidat se présente (nom, prénom, âge, éventuellement situation matrimoniale ou familiale), évoque son parcours antérieur (niveau d’étude en précisant le type de filière et de bac, expérience professionnelle) et les raisons qui le conduisent à présenter sa candidature au concours. Entraînez-vous à brosser un CV oral avec concision, ponctué des quelques points charnières de votre parcours sans vous perdre dans les détails. Les motivations succinctes ont pour fonction d’orienter l’intérêt, donc les questions ultérieures du jury. Sachez les expliquer et mettez en avant le fait que vos goûts (pour les responsabilités, les contacts humains, etc.) correspondent au métier de gendarme.
Vient ensuite un ensemble de questions qui portent sur les motivations du candidat, sur la fonction à laquelle il prétend, sur ses conceptions du travail, sur les connaissances du candidat à propos de l’environnement professionnel auquel il aspire, voire sur ce qui l’attend au sein de l’école. Montrez que vous connaissez bien la Gendarmerie. N’arrivez pas à l’entretien en posant des questions sur le recrutement du gendarme, son travail ou son salaire. Vous êtes là en connaissance de cause et non par simple hasard.
L’entretien se poursuit par quelques questions concernant la culture générale du candidat, toujours dans nos domaines spécifiques, sa connaissance de l’actualité et du monde dans lequel il vit : les grands débats, les « faits de société »…Il est bon de lire les journaux, au moins un magazine hebdomadaire d’informations si vous n’avez pas l’envie ou le temps de lire un quotidien. Mais réfléchissez à ce que vous lisez ou entendez : tout emmagasinage d’informations non digérées est nocif et mieux vaut dans ce cas affronter le recruteur avec son seul solide bon sens.
Afin de mieux connaître le profil du candidat, le jury pourra lui demander quelques précisions sur la présentation (l’autoportrait) faite en début d’entretien.
QUESTIONS POSSIBLES
L’entretien est une épreuve qui se prépare afin de ne pas se trouver décontenancé devant une multitude de questions auxquelles on ne s’attendait pas.
Voici les questions que l’on peut vous poser. Cette liste est loin d’être exhaustive mais rassemble les questions que l’on trouve le plus souvent dans les entretiens d’embauche et les oraux des concours.
Sur votre famille
→ Que font vos parents ?
→ Avez-vous des frères et sœurs ?
→ Que faisiez-vous à la maison quand vous étiez enfant ?
→ Lequel de vos parents a eu le plus d’influence sur vous ?
→ Quelle est votre situation familiale ?
→ De quelle région êtes-vous originaire ?
→ Vivez-vous avec vos parents ?
→ Vous entendez-vous bien avec votre famille ?
→ Qui est le chef chez vous ?
Sur vos loisirs
→ Avez-vous une passion ?
→ Avez-vous une activité artistique ? sportive ? culturelle ? musicale ?
→ Que faite-vous pendant les vacances ?
→ Appartenez-vous à une association ?
→ Voyagez-vous souvent ?
→ Quels pays étrangers connaissez-vous ?
→ Que faites-vous le week-end ?
→ A quoi passez-vous votre temps libre ?
Sur vos intérêts intellectuels
→ Quel est le dernier livre que vous avez lu ?
→ Allez-vous souvent au cinéma ?
→ Quel est le dernier film que vous avez vu au cinéma ?
→ Regardez-vous souvent la télévision ? Quelles émissions télévisées regardez-vous ?
→ Quel est l’événement qui vous a le plus marqué ces derniers mois ?
→ Quelle personnalité admirez-vous ?
→ Vous tenez-vous régulièrement informé en lisant la presse ?
→ Possédez-vous un ordinateur personnel ?
→ Avez-vous un accès à Internet ?
Sur votre personnalité
→ Quel type d’enfant étiez-vous ?
→ Pensez-vous avoir une bonne appréciation de vous-même ?
→ Savez-vous dire non ?
→ Etes-vous capable de vous mettre en colère ?
→ Etes-vous susceptible ?
→ Pourquoi ne souriez-vous pas ?
→ Vous arrive-t-il de mentir ?
→ Avez-vous beaucoup d’amis ?
→ Que pensent de vous vos amis ?
→ Pouvez-vous vous définir en un mot ?
→ Quelle est votre principale caractéristique ?
→ Quelles sont vos qualités ?
→ Quels sont vos défauts ?
→ Pensez-vous être ambitieux ?
→ Avez-vous besoin de vous corriger d’un défaut ?
→ Pensez-vous avoir eu de la chance dans votre vie ?
→ Quel est votre signe astrologique ?
→ Fumez-vous ?
→ Quel est le défaut qui vous agace le plus chez les autres ?
→ Etes-vous quelqu’un de facile à vivre ?
→ Etes-vous ponctuel en général ?
→ Aimez-vous prendre des risques ?
→ Etes-vous quelqu’un de spontané ?
→ Avez-vous un tempérament impulsif ?
→ Etes-vous énergique ?
→ Est-ce que l’on peut avoir confiance en vous ?
→ Etes-vous équilibré ?
→ Etes-vous émotif ?
→ Etes-vous tricheur ?
→ Aimez vous dépenser votre argent ?
→ Savez-vous gérer votre budget ?
→ Où aimeriez-vous vous transporter d’un coup de baguette magique ?
→ Aimez-vous un animal domestique ?
→ Quel est votre but dans la vie ?
→ Aimez-vous le travail d’équipe ? Comment vous insérez-vous dans une équipe ?
→ Préférez-vous travailler seul ou en groupe ?
→ Savez-vous vous adapter ?
→ Où vous voyez vous dans dix ans ?
→ Parlez-moi de vous !
→ Admettez-vous les gens qui n’ont pas la même formation que vous ?
→ Quel est votre principal atout ?
→ Quelle est votre principale faiblesse ?
→ Avant de vous décider/d’agir, avez-vous besoin d’un long délai de réflexion ?
→ Quelle décision vous rebute le plus ?
→ Allez-vous jusqu’au bout de ce que vous commencez ?
→ Etes-vous patient ou impatient ?
→ Quelle est la personne qui a le plus d’influence sur vous ?
→ Qu’est-ce qui vous met en colère ?
→ Citez une ou deux expériences où vous avez fait preuve d’initiative.
→ Savez-vous vous servir de votre pouvoir de séduction ?
Sur vos études
→ Quelle est votre formation ? Jusqu’à quand avez-vous fait des études ?
→ Quelle était votre matière forte ?
→ Vous entendiez-vous bien avec vos camarades/vos professeurs d’école, de Fac… ?
→ Si vous deviez recommencer vos études, choisiriez-vous les mêmes ?
→ Si vous étiez totalement libre de choisir un métier, lequel prendriez-vous ?
→ Avez-vous l’intention de reprendre vos études ?
→ Avez-vous rencontré des difficultés au cours de votre scolarité ? Si oui, pourquoi ?
Sur votre vie professionnelle ?
→ Avez-vous déjà travaillé ? Que faisiez-vous ? Quel était votre salaire ?
→ Si vous avez eu des expériences professionnelles, que vous ont-elles apporté ?
→ Pour quelles raisons aimeriez-vous travailler dans la gendarmerie ?
→ Que connaissez-vous de ce métier ?
→ Quelle est, d’après vous, la principale difficulté de ce métier ?
→ Le salaire vous semble-t-il suffisant ?
→ Vous voyez-vous déjà dans une unité spécialisée ?
→ Quelles qualités sont indispensables pour exercer ce métier ?
→ Pensez-vous posséder ces qualités ?
→ Connaissez-vous les effectifs de la gendarmerie ?
→ Que pensez vous de la hiérarchie ?
→ Vous sentirez-vous à l’aise dans une telle structure ?
→ Le port d’un uniforme ne vous gène-t-il pas ?
→ Avez-vous déjà imaginé votre plan de carrière ?
→ Aimez-vous commander ?
→ Si votre supérieur hiérarchique refuse d’écouter vos suggestions, que faites-vous ?
→ Si on vous donne à exécuter un ordre que vous n’approuvez pas, que faites-vous ?
→ Saurez-vous faire la part entre votre vie professionnelle et votre vie privée ?
→ Etes-vous capable de travailler sous pression ?
→ Vous faut-il une certaine pression pour travailler ?
→ Etes-vous souvent stressé ?
→ Etes-vous prêt à vous déplacer dans l’exercice de vos fonctions ?
→ Etes-vous prêt à déménager pour ce poste ? Etes-vous prêt à changer de résidence tous les 2 ou 4 ans ?
→ Avez-vous déjà encadré des personnes ?
→ Comment vous organisez-vous dans votre travail ?
→ Vous êtes-vous inscrit à d’autres concours ?
→ Si vous n’êtes pas reçu cette année, que pensez-vous faire ?
→ Quelle question aimeriez-vous que je vous pose ?
→ Quel est votre objectif de carrière ?
→ Quel domaine vous attire le plus ?
→ Pourquoi pensez-vous vous plaire dans ce genre d’emploi ?
→ Que savez-vous au sujet de la gendarmerie ?
→ Quel type d’emploi souhaitez-vous occuper ?
→ Pourquoi postuler chez nous plutôt qu’ailleurs ?
→ Etes-vous prêt à aller là où la gendarmerie vous enverra ?
→ Aimez-vous les travaux routiniers ?
→ Quel type de supérieur préférez-vous avoir ?
→ Voyez-vous un inconvénient à travailler sous la responsabilité d’une femme ?
→ Qu’attendez-vous de votre employeur ?
→ Qu’est-ce qu’un employeur peut attendre de vous ?
→ Il y a de nombreux postulants. Pourquoi vous accorderais-je la préférence ?
→ Quelles sont, parmi vos aptitudes et expériences, celles qui vous permettent de penser que vous réussirez dans un tel emploi ?
→ Envisagez- vous d’occuper la place du patron ?
→ Que pensez-vous de votre évolution de carrière ?
→ Envisagez-vous de rester longtemps ?
→ Qu’espérez-vous devenir dans 5, 10 ou 15 ans ?
→ Avez-vous fait votre service militaire ? Si oui, dans quelle arme ? Que vous a-t-il apporté ?
→ Avez-vous votre permis de conduire ?
L’EPREUVE
Les candidatures sont nombreuses et ce premier contact est décisif. Cette épreuve de conversation est destinée à apprécier le comportement général d’un futur membre du personnel, la personnalité du candidat, son aptitude à suivre la formation qui sera dispensée à l’école, ses motivations, son projet professionnel ainsi que sa culture générale et son ouverture au monde. Pour les candidats qui ont déjà une première expérience professionnelle dans la gendarmerie, les questions pourront évoquer cette expérience.
Il n’est pas demandé au candidat d’éblouir le jury mais de faire, au cours de l’entretien, la démonstration d’une volonté et d’une capacité : celle de réussir dans un métier important de notre société. Pour convaincre le jury, il faut prouver une personnalité affirmée et une détermination pour le métier choisi.
Si vous avez peur, sachez que celle-ci vient de l’inconnu, de la nouveauté. La timidité résulte d’un sentiment plus ou moins conscient d’infériorité souvent injustifié. Il faut donc créer la détente. Pour cela, faites-vous connaître de façon rassurante. Formulez sur vous-même quelques révélations qui suscitent l’intérêt, la sympathie. Ayez l’air calme et souriant. Vous inspirerez confiance et optimisme. Veillez à l’exactitude, à la franchise, à la simplicité, au ton direct, à la courtoisie et à la clarté de vos propos. Vous ferez une excellente impression.
Les qualités recherchées sont :
→ une bonne élocution orale
→ de la ténacité, de la persévérance, un esprit sportif
→ de la combativité
→ une personnalité constante, structurée et forte
→ de l’autonomie, le sens du risque et des responsabilités
→ de la disponibilité
→ de l’adaptabilité, la prise d’initiatives
→ l’esprit communicatif, le goût du travail en équipe
→ l’aptitude au commandement et le sens de l’organisation
Il s’agit donc de faire preuve de maîtrise de soi :
→ le candidat qui se laisse démonter facilement, qui se contredit pour faire plaisir au jury ou qui ne sait pas quoi répondre sera mal apprécié.
→ maîtrise de votre parole qui ne devra être ni excessivement décontractée ni excessivement apprêtée ; le niveau de langage est celui du professionnel dans ses contacts avec les supérieurs, l’administration, la plupart des citoyens…
→ maîtrise de votre apparence (tenue vestimentaire sobre et soignée, position physique face au jury).
LA PREPARATION
Mieux l’entretien sera préparé, plus l’image laissée sera une image de sérieux. La préparation doit être complète, elle est autant physique que mentale. Physiquement, vous maîtriserez la joie de la réussite et l’énervement lié à la perspective d’une nouvelle épreuve en veillant à votre hygiène de vie. N’arrivez pas épuisé ni survolté devant votre jury. Dosez vos efforts, ménagez des moments de détente (sommeil, un peu de sport ou de marche), ayez une alimentation équilibrée. Toutes ces conditions sont nécessaires pour que votre esprit soit clair. Intellectuellement :
→ vous construirez votre projet professionnel : vos activités passées, vos goûts et vos souhaits, leur lien avec votre candidature ;
→ vous parferez votre connaissance de l’univers professionnel auquel vous vous destinez (par des rencontres, des entretiens et quelques lectures) ;
→ vous élargirez vos connaissances des grands débats contemporains par quelques lectures bien choisies et biens assimilées.
Sans être insistant et sans importuner qui que ce soit, vous parlerez de votre projet à vos proches. Cela vous permettra de clarifier vos idées et votre propos. Ne tombez pas dans l’excès inverse de l’impréparation : la sur-préparation. La récitation mécanique, l’exposé de formules apprises par cœur ou de citations n’ayant qu’un rapport lointain avec l’entretien, seront vite détectées par le jury et ne joueront pas forcément en votre faveur…
Ayant situé le lieu de l’épreuve dans les jours qui précèdent, vous n’arriverez pas à cet endroit avec une trop grande avance. La marche vous permettra, dans l’heure qui précède, de vous détendre. Vous vous présenterez ainsi sereinement devant le jury.
La présentation
Votre tenue doit mettre en valeur vos qualités : n’oubliez pas qu’un gendarme est irréprochable. Vous devez démontrer que vous pourrez porter correctement l’uniforme. Vous devez vous présenter sous votre meilleure apparence, mais encore une fois, une « honnête » apparence.
Pour les hommes, ayez une tenue correcte : des cheveux propres, une cravate, une veste…mais évitez impérativement les chaussures de sport.
Pour les femmes, ayez aussi une tenue correcte : cheveux propres, ongles courts, propres, naturels ou vernis mais pas de vernis écaillé. Si vous vous maquillez, faites-le discrètement. N’ayez pas non plus une tenue trop sexy : robe trop décolletée, bretelles trop fines, pantalon trop moulant, mini-jupe trop courte ; vous n’êtes pas là pour séduire le jury dans ce registre là. Evitez aussi les chaussures de sport.
Lorsque vous vous asseyez face au jury, vous êtes souvent à une simple table, votre tenue doit être correcte au-dessus de la table comme en dessous. Pensez-y en vous habillant en conséquence. Pour ce faire, portez des vêtements propres et correctement repassés. N’oubliez pas les chaussures : elles doivent être cirées.
N’hésitez pas à vous laver les mains avant l’entretien, si vous le pouvez. Cela évite d’avoir les mains moites qui font toujours mauvaise impression.
L’examinateur doit porter un jugement sur votre présentation physique et doit estimer :
→ votre allure générale (manière de se comporter, prestance),
→ votre tenue vestimentaire,
→ vos soins corporels (attention aux ongles sales, aux rasages de la veille),
→ vos défauts ou signes particuliers (bégaiement, tatouages apparents…). Pour tous, il faut savoir que tatouages ou « piercing » n’impressionnent pas favorablement les jurys.
Le ton d’ensemble
Avant d’entrer, éteignez votre téléphone portable.
N’oubliez pas d’adresser un vrai bonjour, franc et sonore. Trop de candidats lâchent un « bonjour » de convenance sans l’adresser vraiment ou le lancent à la cantonade tout en s’installant sur leur chaise et sans jeter un regard à leurs interlocuteurs. Un vrai bonjour s’entend et se reçoit !
Un candidat qui a effectué un service militaire doit être capable de saluer son interlocuteur officier en uniforme par son grade (mes respects mon lieutenant, mes respects mon capitaine), ou pour un sous-officier supérieur (mes respects major, mes respects mon adjudant-chef, mes respects mon adjudant). Cela aura un effet positif.
Après l’avoir dit, attendez la réponse de l’examinateur, même si celle-ci n’est que murmurée ou traduite par un signe de tête.
Si votre interlocuteur vous tend la main, serrez-la lui fermement mais sans brutalité.
La courtoisie n’est pas une hypocrisie, c’est un ensemble de conventions qui marque le respect d’autrui et qui permet de « huiler » les rapports humains. Faites-en preuve sans ostentation, vous dénoterez favorablement, beaucoup de personnes ignorant jusqu’au sens du mot.
Attendez qu’on vous invite à vous asseoir. Si cela tarde à venir, proposez de le faire et de commencer. Une initiative polie qui s’assume est un « bon point » de personnalité.
Installez-vous face au jury, sans hâte ni lenteur excessive. Ne vous asseyez pas au bord de votre siège mais soyez-y bien droit et bien calé. Attendez pour commencer que le recruteur vous ait invité à le faire.
Parlez de façon audible -que le jury n’ait pas à tendre l’oreille- et calmement en évitant tout débit précipité. Ne tombez pas non plus dans l’effet inverse qui consisterait à parler trop fort comme si vous haranguiez une foule, ou trop lentement. Adoptez le ton approprié, ni monocorde, ni excessivement emphatique, et un débit de discourt correct.
Votre attitude
Il est aussi important de se détendre, dans la mesure du possible, ou tout au moins de sembler détendu. Bien souvent les candidats agitent les jambes, les pieds ou les genoux. Cela se remarque et montre à l’évidence leur nervosité. Une respiration bien réglée devrait vous permettre de vous détendre progressivement et de maîtriser tous les signes de nervosité.
Attention à l’aspect non verbal de la communication : les gestes, le regard, les expressions du visage, le comportement.
Lire les mimiques :
Bouche Regard Sourcils Interprétation
souriante droit normaux Enthousiaste, content
fermée baissé légèrement froncés Absent, triste
fermée commissures descendantes droit froncés Mécontent, en colère
fermée avec une moue dévié Légèrement froncés Déçu, dégoûté
L’importance du non-verbal :
Composante considérée Formes prises Interprétations possibles
Le regard Fixité, mobilité, circularité, instabilité, vide… Mise en évidence de traits de caractère (nervosité, arrogance, modestie…)
Les expressions du visage Mimiques, grimaces, sourires en coin, tics, mordillements des lèvres… Indications sur l’état d’esprit et la personnalité de l’orateur
Les mouvements de tête Hochements, étirement du cou, rigidité, verticalité, balancements… Ponctuation de la phrase, accentuation ou inflexion des propos
Les mains Crispation, croisement, torsion, main passée sur les cheveux… Sentiment de peur ou d’anxiété, de défense ou de satisfaction
Les gestes Piétinement, « moulinets », déambulation… Conduite exprimant l’impatience, l’agitation ou le désarroi
La position du corps Buste en avant ou en arrière, jambes serrées ou pliées… Informations sur le degré d’assurance, de timidité, de désinvolture ou de conviction
Les relations aux objets « Jeu » avec les stylos, le paquet de cigarettes, l’étui à lunettes… Recherche d’une contenance, manifestations de détachement ou de lassitude
Les bruits Toussotements, raclements de gorge, tapotements, soupirs… Embarras, ennui, agacement, énervement
Les sensations physiologiques Rougissement, tremblement, bégaiement, respiration haletante… Trac, émotivité, tension
Regardez franchement chacun de vos interlocuteurs sans affectation ni timidité. Votre regard assuré, mais sans défi, entraîne leur adhésion, donne confiance, capte leur attention, parfois les séduit et fait passer des nuances, une sensibilité, que vos mots ne disent pas forcément.
Les mains sont visibles. Beaucoup se tordent les mains, crispent les poings et les tiennent délibérément serrées sur leurs genoux pendant toute la durée de l’exposé. Il est bon de laisser ses mains sur la table sans y poser les coudes, soit en les posant à plat de chaque côté du papier, soit en leur confiant un stylo ou un crayon. Plutôt que de les serrer ou de les tordre publiquement, laissez-les scander le rythme de votre commentaire. Vous savez que les mains « parlent », alors laissez-les accompagner votre discours.
Evitez toute posture fermée comme les bras croisés, un corps affaissé et un dos voûté. Bannissez les positions avachies ou relâchées. On y lira du laxisme, de la désinvolture. Ayez donc de la tenue (colonne droite) et essayez de rester détendu, ouvert et à l’écoute.
A l’oral, vous existez. Si l’on apprécie vos idées, on sent aussi votre souffle, on partage vos sentiments en suivant les expressions de votre visage, on se laisse charmer ou rebuter par votre voix. On saisit au vol vos pensées par un regard, on participe de vos gestes, on s’harmonise à votre rythme, on ressent votre individualité, on s’identifie à vous. Votre disposition d’esprit se reflète sur vos traits, dans votre démarche, votre allure. Par exemple, votre démarche pour venir vous asseoir donnera des indications sur votre état d’esprit. Y allez-vous en traînant les pieds ? En vaincu ? En timide, en tortillant vos doigts et en rentrant vos pieds vers l’intérieur ? En gaffeur, en vous cognant partout ? En ayant peur d’être jugé ? Y allez-vous au contraire pour convaincre, pour réussir ? Votre corps dira votre détermination avant les mots. L’appréciation d’un oral tient finalement à tout ce qui émane de votre personne dont la qualité du discours reste un élément, certes important, mais un élément parmi les autres.
Toute expression non maîtrisée est un espion dans la place forte de votre personnalité, révélatrice de votre équilibre affectif ou psychologique, de vos aptitudes relationnelles et à communiquer, de votre confiance en vous. Ainsi, vous livrerez des secrets à qui sait regarder et entendre en lâchant à votre insu des indices sur votre sens des responsabilités, votre susceptibilité ou votre intérêt réel pour la profession. Des mouvements parasites du corps trahiront l’angoisse, l’inconfort ou l’arrivée de la panique. Une voix incertaine trop haut perchée, la gorge serrée dévoileront votre émotivité. Des gestes coincés, des épaules tendues offriront d’autres témoignages muets de fermeture. A contrario, tous ces éléments parlants le langage du corps peuvent plaider en votre faveur, séduire, convaincre, rassurer, mettre en confiance, attester de vos capacités. Votre calme effectif devant des questions embarrassantes, vos silences assumés pour réfléchir, votre écoute attentive du jury, votre sourire vrai et votre détermination….plaideront plus pour vous-même que vos réponses énoncées.
Séduire en soignant son comportement :
Les comportements irritants
Le candidat agressif ou familier.
Le candidat médisant.
Le candidat silencieux ou qui ne répond que par monosyllabes.
Le candidat qui se dévalorise d’emblée.
Le candidat provocateur par sa tenue ou sa coiffure. Il est déconseillé d’avoir l’air déguisé.
Les comportements appréciés
Le candidat vivant, naturel, souriant, enthousiaste.
Le candidat qui parvient à intéresser son examinateur.
Le candidat qui s’exprime avec sincérité.
Le candidat qui s’implique personnellement.
Le candidat discret dans sa tenue. Mieux vaut porter des vêtements dans lesquels on se sent à l’aise.
Ne songez à tous ces contrôles qu’au début de votre installation, après ne pensez plus qu’à ce que vous avez à dire, au besoin à convaincre le jury.
Le candidat établit une relation de communication réelle avec le jury que ce dernier peut analyser, par analogie et après correction, sous l’angle général de la capacité du candidat à établir des relations avec autrui.
REPONDRE AUX QUESTIONS
Avant tout, prenez le parti d’être honnête et de répondre sincèrement à toutes les questions qui vous seront posées. Répondez à la question posée, au besoin faites-là répéter si vous ne l’avez pas bien comprise, et ne tentez pas de répondre à côté ou par une pirouette, car le jury y reviendra et vous obligera à y répondre. Dites-vous que votre interlocuteur a la possibilité de vous piéger en vous posant deux fois la même question sous une forme différente à cinq minutes d’intervalle. Donc, soyez naturel, cela est préférable.
Recherchez le domaine de la question :
→ Si la question contient les mots ressentir, sentiments, éprouver, il faudra vous intéresser aux sentiments, aux émotions : l’amour, la haine, le respect, la lâcheté, la joie, l’admiration… C’est le domaine affectif.
→ Si la question contient les mots sensations, sens, relevez ce qui concerne l’odorat, la vue, l’ouïe, le toucher, le goût.
→ Si la question contient les mots arguments, raisons, penser, discuter, relevez les idées, les raisonnements, c’est le domaine intellectuel.
Le raisonnement à faire comprendre s’articule nettement sur des mots-outils ; exemple : l’idée essentielle est que…Mais…C’est pourquoi…
Mots exprimant la cause : car, comme, parce que, puisque, attendu que, vu que, étant donné que…
Mots exprimant la conséquence : de manière que, de sorte que, si bien que, tellement que, tel que…
Mots exprimant le but : pour, afin de, en vue de, dans le but de, afin que, pour que, de peur que…
Si votre réponse est claire, le jury passera très vite à d’autres questions. Gardez votre sang-froid ; c’est votre bon sens et vos capacités de réflexion qui sont jugées et non vos connaissances encyclopédiques. Ne tentez pas de répondre comme vous pensez qu’il est « correct » de le faire, vous vous contredirez très vite si le jury y revient, répondez en disant ce que vous pensez réellement, sans faire preuve évidemment de trop d’outrecuidance ou de vanité, ni de trop de cynisme.
Dans cette partie, le jury évalue les qualités de tolérance, de respect de l’autre, la capacité d’écoute, la capacité à se remettre en question…Vous devez être capable d’admettre et de comprendre que certaines personnes ne pensent pas comme vous. En quelques minutes, le jury saura mettre en évidence vos traits de caractère (souplesse ou rigidité), votre capacité d’enthousiasme, vos motivations…N’oubliez pas que vous êtes nombreux à passer l’oral, que les autres ne sont pas mauvais et que, dans le nombre, le jury se souviendra des personnalités qui ont marqué l’oral. La franchise est un atout, un atout de vérité qui vous permet de vous exprimer spontanément sans vous torturer l’esprit pour trouver ce qu’il vous semble devoir dire, et de ne pas vous contredire.
Il arrive que le jury « promène » le candidat avec différentes questions, lui faisant répondre des contrevérités ou des aberrations ou le laissant s’enferrer dans des réponses contradictoires et absurdes. Ces interrogés semblent montrer une absence de personnalité qui les fait mal juger. On peut plutôt penser que le candidat a fait abstraction de sa propre personnalité pour endosser « des personnalités » qu’il jugeait plus adaptées aux questions posées. Il faut absolument vous mettre à l’abris de cette pratique. La franchise en est le seul moyen.
Le jury pourra vous poser des questions sur la société moderne. Les thèmes d’entretien sont en rapport avec vos futures fonctions : sécurité, prévention, répression grands problèmes de société, sans négliger leurs dimensions éthiques…Ayez votre propre définition de ces concepts un peu rebattus. Quant aux questions portant sur votre environnement professionnel, vous veillerez à distinguer :
→ les questions portant sur votre activité antérieure (tout ce que vous avez fait avant le concours, études, stages, bénévolat, etc.) ;
→ les questions engageant votre connaissance du rôle du gendarme que vous souhaitez devenir. Les questions de nature plus personnelle concernent votre sphère privée : vos lectures, vos passe-temps, vos passions, vos opinions personnelles sur tel ou tel grand problème du moment ou de toujours.
C’est un moment délicat : en effet, lorsque l’on prépare un concours, on lit moins, voire très peu, on sort moins et le passe-temps devient la préparation du concours. Le jury le sait mais pour vous tester, il doit l’oublier. Aussi, lors de ces questions sur vos activités privées, expliquez que vous allez évoquer celles que vous aviez avant la préparation du concours. Cela fera passer l’absence « d’actualité » de vos réponses.
Attention quand même à bien connaître les secteurs dont vous choisissez de parler, surtout en matière sportive ou culturelle, vous pouvez trouver de quasi-spécialistes au sein du jury. Alors, si vous ne l’êtes pas en réalité, ne jouez pas les passionnés, mais restez un « honnête homme » concerné mais pas impliqué. Si vous aimez passer vos soirées devant la télévision, trouvez de bonnes raisons à ce « divertissement ».
Dans ce domaine-là encore, soyez honnête et franc : vous pouvez parler passionnément et intelligemment de vos enfants, de votre jardin, de surf, de football ou de moto, sans tomber dans des excès qui seraient mal venus, mais vous n’avez pas à avoir honte – jamais- d’aimer ce que vous aimez, ni d’être vous-même pourvu que vous ne fassiez preuve ni d’arrogance ni de complaisance.
Attention aux questions classiques : quel est le dernier livre que vous avez lu ? Quel est le dernier film que vous avez vu ? Pour vous y préparer, ayez une fiche de lecture prête pour l’oral mais n’en faites pas trop : le jury aura quelques doutes si vous prétendez que les « Essais de Montaigne » sont votre livre de chevet. En plus, un membre du jury peut les connaître parfaitement et vous poser des questions qui excéderont votre culture personnelle. Faites une fiche du même type sur un film, une exposition. Préparez également ce que vous allez dire sur votre sport préféré, votre activité de loisir habituelle.
Enfin, pour répondre à toutes ces questions, gardez le ton et le débit que vous avez adoptés précédemment. Appliquez-vous à faire des phrases pour répondre et non à vous contenter de monosyllabes : « non », « oui » ou pire encore « ouais ». Allez vers le jury en répondant simplement et franchement à ses questions. Ne vous retranchez pas derrière des « je ne sais pas » qui coupent toute communication ou obligent le jury à vous « cuisiner » pour obtenir une réponse autre que des monosyllabes. Cela vous met dans une situation très délicate de malaise et d’échec. Vous êtes là de votre plein gré et vous voulez faire pour le mieux, alors donnez de vous-même. Toute question doit entraîner une réponse argumentée de votre part. Il vaut mieux participer activement à cet entretien qu’avoir l’air de subir les questions comme une corvée. Reprenez-vous vite si la question précédente vous a laissé sans réponse ou si vous avez eu conscience d’être mauvais. Chaque question chasse l’autre et une bonne impression peut en chasser une mauvaise.
Et soyez vous-même au bon sens du terme. Ayez envie de convaincre le jury que vous êtes un homme ou une femme de qualité, bien dans sa personnalité et dans son environnement, et capable d’assumer la mission à laquelle vous aspirez dans notre société.
FINIR L’ENTRETIEN
Vous avez répondu aux questions et l’entretien est terminé. Que vous ayez le sentiment d’un échec, d’être resté moyen ou d’avoir réussi, conservez jusqu’au bout votre concentration et votre attention au recruteur. De façon courtoise, remerciez si la conversation vous a appris des choses et n’oubliez pas dans tous les cas un au revoir réellement adressé.
Rangez tranquillement et dignement vos affaires et partez sans hâte ni lenteur excessives. C’est souvent dans ces moments, après l’effort, que vous vous décontractez et que ressort votre véritable personnalité, parfois bridée par la tension de l’examen. Le jury continue à vous observer.
L’EVALUATION D’UN CANDIDAT
Evaluer un candidat à l’oral n’est pas simple car c’est avant tout une question d’impression d’ensemble. Le contenu et la forme sont intimement mêlés et, selon les subjectivités des recruteurs, des aspects seront davantage pris en considération que d’autres. C’est une affaire d’interaction. Le jury accorde son jugement le plus souvent sur les extrêmes : vraiment décevant ou vraiment brillant. Pour les candidats qui se tiennent dans la moyenne, la majorité donc, c’est plus subtil et parfois…aléatoire.
N’oublions pas que les candidats sont comparés les uns par rapport aux autres.
Pour diminuer l’aspect subjectif de l’entretien, le jury est muni de critères d’appréciation qui ont été prédéfinis en fonction du profil de la profession et qu’il est bon de connaître. Il n’en demeure pas moins que votre prestation orale plaira ou ne plaira pas et que cette appréciation peut varier assez largement selon les personnes. Mais le candidat ayant échoué ne doit pas aussitôt agiter la bannière de l’arbitraire, ce qui n’est souvent qu’une manière de se disculper et d’éviter de se remettre en cause.
Quel que soit l’oral, l’évaluation d’un candidat résulte de plusieurs niveaux de lecture de sa prestation. Dans la communication non verbale au sens large, les grandes rubriques se ramènent au corps (posture, mouvements, gestes, expressions du visage), au regard et à la voix. On doit y ajouter le comportement avec l’ensemble des attitudes qui dénotent la sociabilité (courtoisie, prévenance, sourire, fuite, disponibilité, écoute, attention) et l’adaptation (initiative, patience). Pour le contenu, ce sera la structure, l’articulation, la qualité et la densité de l’argumentation (précision), la réflexion (raisonnement, démonstration, valeurs), la clarté qui en résulte (intelligibilité, limpidité, force) et l’intérêt (richesse des informations, interaction) qu’y ont trouvé vos interlocuteurs.
D’une manière générale, tout jury est sensible à :
→ des connaissances, une réflexion étayée ;
→ une ouverture d’esprit, une curiosité vraie, une écoute attentive (Ne coupez jamais la parole à un examinateur.), des réponses posées et réfléchies, la capacité de se remettre en cause, le respect de l’autre ;
→ au calme, à la sérénité, à la décontraction quand elle ne devient pas nonchalance, à la maturité, à la force de conviction tant qu’elle n’est pas entêtement, à une liberté mesurée, au charme, à l’aisance, à une certaine modestie et réserve, à la mesure ;
→ à la fluidité, la clarté, la limpidité, au rythme, aux variations, aux idées qui font réfléchir, s’évader, à l’originalité, au tonus, à l’enthousiasme, au dynamisme
→ à la rigueur, à la précision, à la méthode, à la lucidité, à la clarté, à l’intelligence.
A L’inverse, aucun jury n’apprécie :
→ un manque de connaissances, un discours creux, une absence manifeste de travail ;
→ la fermeture d’esprit, l’entêtement, la susceptibilité, les mauvais caractères, trop d’hésitations, le manque d’enthousiasme, la passivité, l’aigreur, l’hypocrisie, la mesquinerie, la colère, la vanité affichée, le jugement, les préjugés enracinés, le manque d’écoute, l’indisponibilité, les jugements tranchés et définitifs ;
→ un discours heurté, monotone, anesthésiant, une trop grande timidité, l’angoisse, l’énervement, l’agitation, l’embarras, les excès ou les écarts de langage ;
→ la désinvolture, la nonchalance, la suffisance, le mensonge, l’arrogance, l’autosatisfaction proclamée, le laxisme, l’à-peu-près, le désordre, la confusion, les mélanges.
Tableau d’évaluation :
Allure générale
Maintien
Enthousiasme
Attitude
Présentation
Gestes
A l’aise, redressé
enthousiaste, volontaire
Ouverte,sympathique
Séduisante
En situation,liberté des gestes
Nerveux
Modéré
Effrayée
Convenable
Artificiels
Démonté
Aucun enthousiasme
Renfermée
Rebutante
Inexistants ou gestuelle parasite
Voix
Audibilité
Timbre
Débit, rythme
Diction,articulation
Puissance
Distincte
Agréable
Convenable
Très bonne
Forte
Parfois indistincte
Rauque, métallique
Un peu rapide ou un peu lent
Convenable
Moyenne
Fréquemment indistincte
Monotone
Trop rapide ou trop lent
Défectueuse
Faible
Contenu du discours
Grammaire
vocabulaire
Exemples
Information
Très correcte
Recherché, varié, adapté
Concrets
Complète
Convenable
Simple
Peu convaincants
Moyenne
Défectueuse
Pauvre,familier,inadapté
Incompréhensibles
Peu précise
Réaction de l’auditoire
Attention
Sentiment général
Commentaires
Compréhension
Auditoire très attentif
Confiance
Favorables
Très bonne
Moyennement attentif
Inquiétude
Pas de commentaires
Moyenne
Inattentif
Opposition
Critiques
Mélangée
Voici quelques critères pour lesquels sont données les attitudes extrêmes, depuis le plus mauvais comportement jusqu’au meilleur.
→ Présentation (et se présenter)=tenue vestimentaire, politesse, attitude positive, respect d’autrui et capacité à vous remettre en cause : depuis l’arrogance, la désinvolture provocatrice, l’impertinence ou la vulgarité jusqu’à la courtoisie intégrée, le sourire véritable, la tenue correcte et de goût et l’acceptation des critiques.
→ Attitude pendant l’entretien : depuis la paralysie totale, l’agitation émotionnelle jusqu’au bon contrôle des émotions et l’attitude coopérante et adulte.
→ Capacité d’écoute et relation avec autrui : depuis l’incompréhension, le désintérêt jusqu’à la bonne écoute, la reformulation et l’échange intelligent et constructif.
→ Expression orale : depuis l’expression pauvre, les réponses laconiques jusqu’à l’aisance et la richesse verbale, la pensée structurée, la réflexion.
→ Centres d’intérêt : depuis leur absence totale jusqu’à la culture générale, la curiosité intellectuelle, l’ouverture, l’argumentation de ses convictions.
→ Capacité à s’engager : depuis l’absence d’initiative, les engagements non tenus jusqu’à l’attitude responsable et créative, l’efficacité.
→ Capacité à se remettre en cause : depuis la susceptibilité, l’intolérance affichée, la rigidité de conviction jusqu’à l’humilité, l’objectivité de jugement, le discernement et l’envie de progresser.
→ Ténacité et persévérance : depuis le découragement devant la première difficulté jusqu’à l’exigence envers soi-même, la persévérance, la constance.
→ Attitude envers l’autorité et l’équipe :depuis la révolte manifeste, l’insociabilité ou la soumission totale jusqu’au respect raisonné des règles établies, la capacité à travailler en groupe.
→ Information professionnelle : depuis l’absence totale de documentation sur la profession ou la formation jusqu’à la recherche précise d’informations dans ces domaines, la perspective de spécialisation et d’évolution de carrière.
Si vous travaillez les rubriques décrites précédemment et qui valent pour n’importe quel oral, vous disposez de bons repères pour réussir l’épreuve.
EXERCICE
1- Quelle est votre attitude en général face à des inconnus ?
Oui Non
Votre regard se porte-t-il sur les personnes nouvelles ?
Vous arrive-t-il de leur sourire ?
Avez-vous envie d’engager la conversation ?
Vous arrive-t-il de le faire ?
Le premier pas vous inspire-t-il une certaine crainte ?
Si vos réponses contiennent plus de oui que de non, vous êtes quelqu’un d’ouvert, vous avez l’esprit positif. Vous avez compris combien il est agréable de converser.
C'est long mais il faut le lire jusqu'au bout.
Cette épreuve n'est pas sans intérêt il ne faut pas la négliger.