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  Devenir fonctionnaire, plus qu’une vocation, le besoin de servir l’intérêt général, le sens du service public.
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95 % des fonctionnaires sont fiers de l’être




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Dans un contexte de mutation profonde de la fonction publique, on constate un tiraillement entre la mise en œuvre des réformes et les valeurs qui animent les acteurs publics. Pour alimenter cette réflexion, Deloitte a mené avec la participation de l’IFOP, une enquête auprès des fonctionnaires de l’Etat et des Français, pour croiser leurs regards sur l’identité du fonctionnaire de demain et l’évolution de ses valeurs.

Les Français interrogés identifient une crise de vocation. L’intégrité et la compétence arrivent en tête de liste des caractéristiques citées par les citoyens, alors que les compétences liées notamment à la qualité de service et à la transparence reçoivent des notes relativement basses. Les valeurs les plus représentatives de la fonction publique sont aujourd’hui, pour l’ensemble des Français et des fonctionnaires, les valeurs traditionnelles fondatrices.

Et demain ?

L’attention portée aux services rendus et à l’évolution des valeurs est grande.

L’ensemble des Français aimeraient que les fonctionnaires leur ressemblent un peu plus. De leur côté, les fonctionnaires formulent des attentes vis-à-vis de leur hiérarchie proches de celles du secteur privé. Un rapprochement est d’autant plus nécessaire qu’un des défis de la modernisation est d’accompagner l’évolution des valeurs pour redonner du sens à l’action des fonctionnaires et contribuer à une transformation pérenne et profonde de l’action publique.

« Citoyens et fonctionnaires : regards croisés sur la Fonction publique et le fonctionnaire de demain »

Résultats de l’étude Deloitte avec l’institut Ifop

- 95% des fonctionnaires interrogés se déclarent fiers de l’être
- 74% des fonctionnaires interrogés estiment leur rémunération adaptée à leur situation de travail
- La rapidité des réponses apportées aux demandes des usagers est l’axe prioritaire d’amélioration du service rendu pour 69% des Français
- La majorité des Français et des fonctionnaires interrogés ne sont pas optimistes quant à l’amélioration de la qualité du service rendu au public demain
- Les valeurs les plus représentatives de la Fonction publique aujourd’hui sont, pour l’ensemble des Français et les fonctionnaires, les valeurs traditionnelles fondatrices (laïcité, continuité de service et neutralité)
- 56% des fonctionnaires interrogés pensent que le changement dans la Fonction publique d’Etat doit passer par une évolution des valeurs fondatrices

Deloitte a publié le 15 octobre 2012 les résultats de ses travaux sur le « Fonctionnaire de demain », une étude conduite avec l’Ifop qui vise à recueillir la perception et les attentes de l’ensemble des Français et des fonctionnaires de l’Etat quant à la fonction publique. Valeurs, missions, rémunération, statut, évaluation sont décortiqués à travers un état des lieux actuel et une projection dans les cinq années à venir.

« Les équipes de Deloitte ont constaté au sein de la fonction publique des tiraillements entre la mise en œuvre des réformes et les valeurs qui animent les acteurs publics. L’articulation des logiques collective et individuelle, le passage d’une logique de corps à une logique métier, ou encore l’orientation résultats questionnent l’identité des acteurs publics et des organisations. C’est ce constat qui nous a amenés à lancer une large réflexion sur le ‘Fonctionnaire de demain’. » explique Loïc Jouenne, Associé Secteur Public chez Deloitte.

L’image de la Fonction publique et du fonctionnaire auprès des français aujourd’hui

Evalués par les Français dans l’exercice de leur métier, les fonctionnaires obtiennent des notes proches de la moyenne ou en deçà avec un écart type très faible. L’intégrité et la compétence arrivent en tête des critères notés avec 5,6/10 et 5,5/10. A l’inverse, les compétences liées notamment à la qualité de service (réactivité, disponibilité et sens de l’écoute) et à la transparence reçoivent des notes plus basses, entre 4,8/10 et 4,4/10.

L’ensemble des Français établit par ailleurs une vraie distinction entre les métiers « administratifs » et les métiers de « terrain ». Les métiers « administratifs », peu visibles et peu connus, font l’objet de clichés partagés par les Français interrogés. Les métiers « de terrain » sont quant à eux clairement identifiés et leur utilité sociale est reconnue. Ils ne sont pas appelés « fonctionnaires » mais policiers, pompiers, infirmières ou encore professeurs.

Les Français interrogés pensent que les fonctionnaires ont une crise de vocation. Les motivations pour entrer dans la fonction publique ne seraient plus les mêmes et ne seraient plus seulement guidées par une volonté de s’engager dans un service au citoyen. Elle s’illustre du côté des fonctionnaires interrogés par une motivation première qui est la sécurité de l’emploi.

Malgré tout, la fierté d’appartenance à la Fonction publique des fonctionnaires est aujourd’hui très forte, avec 95% des fonctionnaires interrogés qui se déclarent fiers de l’être.

Les valeurs les plus représentatives de la fonction publique aujourd’hui sont, pour l’ensemble des Français et les fonctionnaires interrogés, les valeurs traditionnelles fondatrices : la laïcité, la continuité de service et la neutralité. Les valeurs les moins représentatives sont globalement partagées et se rapportent à la performance, à la transparence, à l’adaptabilité et à l’exemplarité.

Demain : les évolutions attendues par l’ensemble des Français et les fonctionnaires eux-mêmes

Pour un partage des compétences entre public et privé, avec une réaffirmation du rôle de l’Etat.

L’ensemble des Français se déclarent largement favorables à un partage des compétences entre public et privé dans une majorité des domaines évoqués : la gestion de l’eau et l’électricité pour 49% du panel interrogé, l’éducation (51%), le courrier (52%), la santé (55%), la protection de l’emploi (57%), le transport (68%), le logement et la culture (74%), la Recherche et le développement durable (76%). Seul le maintien de l’ordre reste considéré comme du ressort principal de l’état pour 74% des citoyens.

En parallèle, ils réaffirment le rôle essentiel de l’Etat en étant très peu nombreux à envisager une prise en charge des missions par le privé uniquement.

Un manque d’optimisme sur l’avenir de la qualité du service rendu au public.
Les Français et les fonctionnaires interrogés ne sont pas optimistes quant à l’amélioration de la qualité du service rendu au public demain : dans cinq ans, 45% des Français et 57% des fonctionnaires estiment que la qualité de service à l’usager va se détériorer.

L’ensemble des Français évoquent plusieurs axes prioritaires d’amélioration de la qualité du service public : la rapidité du service (rapidité de la réponse à 69%, développement de l’administration électronique à 46%), l’accessibilité des services (aménagement des horaires à 53%, accès centralisé à 45%), la transparence dans les procédures et l’utilisation des deniers publics (commentaire : données issues des groupes qualitatifs), l’égalité de traitement (égalité de traitement pour tous à 41%, égalité sur le territoire à 33%).

Ils insistent cependant sur le fait que ces améliorations ne doivent pas dégrader le contact humain (proximité, lien usager/fonctionnaire) auquel ils restent très attachés.
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Des fonctionnaires plus proches des Français, animés par des valeurs de service et d’efficacité.

Au niveau du fonctionnement interne de la Fonction publique, l’ensemble des Français souhaitent des fonctionnaires qui leur ressemblent un peu plus, avec des conditions de travail plus proches de celles du privé. Ils imaginent davantage de points communs et de passerelles entre les secteurs public et privé pour améliorer la connaissance mutuelle, mettre fin aux clichés et favoriser une empathie entre les deux mondes. Toutefois, la question du maintien ou non de l’emploi à vie partage toujours l’opinion avec 50% de citoyens qui y sont favorables contre 50% défavorables.

- Parmi les évolutions attendues dans les cinq prochaines années, les Français (à 45% contre 38%) et plus fortement les fonctionnaires interrogés (à 78%) considèrent que les compétences des fonctionnaires sont amenées à évoluer, en premier lieu vers plus de polyvalence puis de « compétences managériales ».

- L’ensemble des Français (91%) sont très majoritairement favorables à l’amélioration des possibilités d’évolution de carrière des fonctionnaires et 45% (contre 37%) d’entre eux pensent que cette amélioration sera effective au sein de la Fonction Publique dans 5 ans. 74% des fonctionnaires interrogés pensent que la gestion individualisée des parcours de carrière va se développer et ils se positionnent à 67% en faveur de cette évolution.

- Les fonctionnaires interrogés se disent à 76% motivés par la mobilité (plus le niveau de responsabilité est élevé, plus cette motivation est forte) et 83% d’entre eux demandent un meilleur accompagnement de la mobilité.
- 92% des fonctionnaires interrogés anticipent un développement de l’évaluation et ils sont 71% à considérer cette évolution comme positive. Ils sont néanmoins critiques vis-à-vis des critères actuels d’évaluation qu’ils ne considèrent pas pertinents (à 56%). Parallèlement, ils formulent des attentes vis-à-vis de leur hiérarchie proches de celles du secteur privé (écoute, respect, soutien, sens, décisions, animation ou encore reconnaissance), tout en étant partagés quant à la pertinence et à la pérennité du terme « Manager Public » (51% des fonctionnaires interrogés déclarent le terme inadapté et 51% le déclarent pérenne).
- L’ensemble des Français pensent globalement que la politique de rémunération mise en œuvre au sein de la fonction publique est peu attractive. Pourtant la grande majorité des fonctionnaires interrogés (74%) estiment leur rémunération adaptée à leur situation de travail. 83% des fonctionnaires interrogés pensent que l’individualisation de la rémunération va se développer et ils sont majoritairement contre (42% « contre », 30% « pour », « 28% « neutre »).

Quelles valeurs pour la fonction publique de demain ?

Les fonctionnaires pensent à 83% que les récentes réformes de la fonction publique en ont modifié les valeurs. Cette évolution est perçue comme négative à 60%. Cependant, les fonctionnaires interrogés pensent à 56% que le changement dans la fonction publique d’Etat doit passer par une évolution des valeurs fondatrices. Se projetant dans le futur, l’ensemble des Français interrogés souhaiteraient voir se développer des valeurs de service et d’efficacité. Les fonctionnaires, eux aussi, imaginent la prépondérance de valeurs de service et d’efficacité, tout en rappelant l’importance de l’intégrité, de l’impartialité et de l’indépendance.
« Un des défis de la modernisation de la Fonction publique est d’accompagner l’évolution des valeurs pour redonner du sens à l’action des fonctionnaires et contribuer à une transformation pérenne et profonde de l’action publique. », commente Marjorie Hecq, Manager Secteur Public chez Deloitte.

L’étude complète est disponible sur le site web de Deloitte, en cliquant ici

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